
L’agriculture moderne est confrontée à une série de défis complexes qui nécessitent des solutions innovantes et durables. Parmi ces défis, trois aspects clés se démarquent : les rendements agricoles, le respect de la biodiversité et la durabilité environnementale.
Premièrement, les rendements agricoles sont essentiels pour répondre aux besoins alimentaires croissants d’une population mondiale en expansion. Cependant, l’augmentation de la production alimentaire doit être équilibrée avec la préservation des ressources naturelles et la santé des écosystèmes agricoles.
Deuxièmement, le respect de la biodiversité est devenu un enjeu majeur alors que de nombreuses pratiques agricoles ont conduit à la dégradation des habitats naturels, à la perte de diversité génétique des cultures et à la diminution des populations d’espèces sauvages.
Troisièmement, la durabilité environnementale est au cœur des préoccupations actuelles, alors que l’agriculture est confrontée à des défis tels que la dégradation des sols ou la pollution de l’eau.
Face à ces défis, une idée émerge comme une solution potentielle : la culture de différentes cultures sur le même champ. Cette approche, connue sous le nom de culture associée, offre la possibilité de répondre aux besoins de rendement tout en favorisant la biodiversité et en améliorant la durabilité environnementale.
Dans cet article, nous allons voir les avantages de la culture associée et comment elles peuvent nous aider à transformer les défis actuels de l’agriculture en opportunités de croissance !
1. Comprendre la culture associée
La culture associée consiste à cultiver différentes cultures sur le même champ, en favorisant des interactions bénéfiques entre celles-ci. Cette pratique repose sur des principes fondamentaux visant à maximiser les rendements tout en préservant la biodiversité et la santé des sols.
Plutôt que de recourir à une monoculture, où une seule espèce est cultivée sur une grande étendue, la culture associée favorise la coexistence de différentes cultures, souvent complémentaires, qui peuvent se soutenir mutuellement.
La culture associée repose sur l’association de trois principes fondamentaux :
– La diversification des cultures : cultiver différentes espèces végétales sur un même champ pour favoriser une utilisation plus efficace des ressources et réduire les risques liés aux maladies et aux ravageurs.
– La complémentarité des cultures : sélectionner des cultures qui ont des besoins et des cycles de croissance différents afin de maximiser l’utilisation des ressources disponibles, telles que la lumière, l’eau et les nutriments.
– La promotion de la biodiversité : encourager la présence et l’interaction d’une variété d’organismes vivants dans l’écosystème agricole, ce qui peut favoriser la pollinisation, la lutte contre les ravageurs et la santé des sols.
Il existe plusieurs types de cultures associées, chacun présentant des caractéristiques et des avantages spécifiques :
La culture associée mixte consiste à cultiver deux ou plusieurs cultures simultanément sur le même champ, sans disposition spécifique en lignes. Les cultures sont généralement mélangées dans l’espace cultivé.
La culture associée relais est une pratique qui consiste à cultiver plusieurs cultures successivement sur le même champ, avec une plantation de la deuxième culture après que la première ait terminé son développement. Cette approche permet d’optimiser l’utilisation de la terre tout au long de l’année.
La culture associée en lignes revient à cultiver plusieurs cultures simultanément sur le même champ, avec une disposition en lignes. Les cultures sont généralement plantées en rangées alternées pour maximiser l’utilisation de l’espace et des ressources.
La culture associée en bandes consiste à cultiver différentes cultures en bandes alternées de largeur uniforme sur le même champ. Cette approche permet une gestion efficace des cultures et une utilisation optimale des ressources disponibles.
2 Avantages de la culture associée
La culture associée offre une multitude d’avantages économiques, agronomiques et environnementaux, faisant d’elle une pratique agricole attrayante et durable.
La diversification des cultures permet d’exploiter plus efficacement les ressources disponibles, ce qui peut conduire à des rendements plus élevés sur le long terme.
En favorisant une meilleure utilisation des intrants tels que l’eau, les fertilisants et les pesticides, la culture associée peut contribuer à réduire les coûts de production agricole.
Cultiver de plusieurs cultures sur une même parcelle peut offrir des opportunités de diversification de leurs revenus, en exploitant différents marchés et en répartissant les risques.
La présence de légumineuses dans les cultures associées permet une fixation naturelle de l’azote atmosphérique, réduisant ainsi la dépendance aux engrais azotés et améliorant la fertilité du sol.
La diversification des cultures crée un environnement moins favorable aux ravageurs spécifiques, réduisant ainsi le risque de maladies et de dommages causés par les insectes.
Les cultures associées offrent une couverture continue du sol tout au long de l’année, ce qui aide à prévenir l’érosion du sol due au vent et à l’eau, préservant ainsi sa structure et sa fertilité.
3 Pratiques et mise en oeuvre
La mise en place de cultures associées nécessite une planification minutieuse et une compréhension approfondie des interactions entre les différentes cultures. Voici les principales étapes pour commencer à mettre en place des cultures associées.
Tout d’abord, sélectionnez des cultures qui ont des exigences en matière de sol, de climat et de besoins en eau compatibles afin de maximiser la complémentarité entre les cultures.
Choisissez des espèces qui ont des cycles de croissance différents pour éviter la compétition directe pour les ressources et permettre une utilisation plus efficace de l’espace.
Puis établissez un calendrier de semis détaillé en tenant compte des périodes de croissance de chaque culture et de leurs besoins spécifiques en matière de température et d’humidité.
Alternez les rangées ou les parcelles de différentes cultures pour favoriser une distribution homogène des cultures et maximiser les interactions positives entre elles.
Ensuite utilisez des amendements pour favoriser la santé du sol et stimuler l’activité biologique bénéfique.
Limitez l’utilisation de pesticides et d’herbicides chimiques en favorisant les pratiques de lutte biologique et en encourageant la présence d’auxiliaires naturels.
Surveillez régulièrement l’état des cultures associées pour détecter les signes de stress, de maladies ou de ravageurs et intervenez rapidement si nécessaire.
Favorisez une gestion adaptée de l’irrigation et des ressources en eau pour répondre aux besoins spécifiques de chaque culture et minimiser les risques de stress hydrique.
Enfin diversifiez les cultures pour réduire les risques liés aux aléas climatiques, aux maladies et aux ravageurs spécifiques à une seule culture.
Adoptez des pratiques de gestion durable du sol telles que la rotation des cultures, la couverture du sol et la conservation des résidus pour prévenir l’érosion et maintenir la fertilité du sol.
En suivant ces étapes et en adaptant vos pratiques aux conditions spécifiques de votre exploitation, vous pouvez maximiser les avantages de la culture associée tout en minimisant les risques associés.
Les cultures associées émergent comme une solution innovante et prometteuse pour répondre aux défis croissants de l’agriculture moderne. Les cultures associées joueront un rôle crucial dans la promotion de pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement.
En adoptant cette approche, les professionnels peuvent non seulement améliorer leurs rendements et leur rentabilité, mais aussi contribuer à la préservation de la biodiversité, de la santé des sols et de la qualité de l’eau.
Qui n’a pas senti ces odeurs caractéristiques aux abords d’une exploitation agricole ou dans les champs après un épandage ?
Cette signature olfactive, souvent source de tensions avec le voisinage, révèle en réalité un problème plus profond : une mauvaise fermentation des déjections animales générant d’importantes émissions d’ammoniac.
Au-delà de la nuisance olfactive, ces émissions contribuent significativement aux gaz à effet de serre agricoles.
Face au durcissement des réglementations environnementales européennes et à la pression croissante sur le secteur de l’élevage, optimiser la gestion des effluents d’élevage devient un enjeu stratégique pour les exploitants.
Cet article présente deux solutions techniques complémentaires permettant de réduire considérablement les émissions d’ammoniac tout en améliorant la valeur agronomique des effluents : la solution Akra WD et les injecteurs de lisier Duport.
I Les enjeux techniques et réglementaires
L’agriculture représente environ 20% des émissions totales de gaz à effet de serre, dont la moitié provient directement des activités d’élevage. Dans ce contexte, les déjections animales constituent un point critique nécessitant une gestion optimisée.
Ces dernières décennies, l’évolution des pratiques d’élevage a profondément modifié la nature des effluents à gérer.
Les systèmes sur paille produisant du fumier ont progressivement laissé place aux étables à caillebotis générant principalement du lisier – un effluent liquide plus complexe à manipuler et potentiellement plus émissif.
Cette évolution s’accompagne d’un cadre réglementaire de plus en plus contraignant.
Certains pays comme les Pays-Bas vont jusqu’à racheter des élevages pour les fermer, tandis que d’autres, comme le Danemark, envisagent des taxes sur le cheptel.
En France, les plans de réduction des émissions d’ammoniac s’intensifient, avec des objectifs chiffrés à atteindre sous peine de sanctions.
D’un point de vue économique, la volatilisation de l’ammoniac représente une perte nette pour l’exploitation.
Chaque kilogramme d’azote perdu dans l’atmosphère équivaut à un manque à gagner sur la fertilisation et nécessite des apports compensatoires coûteux.
Selon les estimations, jusqu’à 30% de l’azote contenu dans les effluents peut être perdu par volatilisation lors des phases de stockage et d’épandage conventionnel.
II Optimisation de la gestion des effluents en bâtiment
La gestion des effluents commence dès le bâtiment d’élevage. Les pratiques diffèrent considérablement selon la nature des déjections.
Le fumier, mélange de déjections solides et de litière, peut généralement être épandu directement après stockage.
Le lisier, quant à lui, nécessite un brassage intensif préalable pour homogénéiser les phases liquides et solides – une opération chronophage et énergivore pouvant prendre plusieurs jours.
La composition du lisier influence directement son potentiel d’émission d’ammoniac.
Un pH élevé, une forte concentration en azote ammoniacal et une température élevée favorisent la volatilisation.
Les pratiques traditionnelles de gestion du lisier créent souvent des conditions propices à ces émissions, notamment lors du brassage qui libère massivement l’ammoniac dissous.
Plusieurs facteurs techniques influencent la volatilisation de l’ammoniac en bâtiment :
- La conception des fosses et la durée de stockage
- La température ambiante et la ventilation
- Le pH du lisier
- Le régime alimentaire des animaux
Pour les exploitants, la maîtrise de ces paramètres représente un défi technique quotidien impactant directement la qualité de l’air dans les bâtiments, la santé des animaux et la valeur agronomique finale des effluents.
III L’Akra WD : données techniques et résultats sur exploitation
L’Akra WD se présente comme une solution biologique innovante pour le traitement des effluents d’élevage.
Ce produit agit en modifiant le processus de fermentation des déjections, favorisant la fixation de l’azote ammoniacal et limitant sa volatilisation.
L’efficacité de l’Akra WD dépend d’un dosage adapté au type d’effluent :
- Pour le lisier porcin ou bovin : 20 litres d’Akra WD pour 40-50 m³
- Pour le lisier de volaille : 20 litres d’Akra WD pour 15 m³
- Pour le fumier solide : 1 litre d’Akra WD dilué dans 3 litres d’eau pour 100 m² de surface, à pulvériser tous les 2 jours
- Pour le lisier liquide : 20 litres d’Akra WD pour 100 m³, à mélanger au minimum 2 jours avant l’épandage
Les essais en conditions réelles démontrent plusieurs avantages quantifiables :
- Réduction des émissions d’ammoniac de 40 à 60%, mesurable par la diminution des odeurs et l’amélioration de la qualité de l’air
- Liquéfaction du lisier avec dissolution significative de la croûte flottante
- Réduction du temps de brassage de 60 à 70%, permettant des économies substantielles en carburant et en temps de travail
- Homogénéisation optimisée facilitant le pompage et l’épandage
Un aspect particulièrement intéressant pour les exploitants est l’amélioration de la qualité de l’air dans les bâtiments d’élevage.
La réduction des émanations d’ammoniac diminue les problèmes respiratoires chez les animaux et améliore les conditions de travail des éleveurs.
L’investissement dans l’Akra WD est rapidement rentabilisé par plusieurs facteurs :
- Économies sur les engrais azotés minéraux grâce à une meilleure valorisation de l’azote organique
- Réduction des coûts énergétiques liés au brassage
- Diminution des interventions vétérinaires liées aux problèmes respiratoires
- Amélioration des performances zootechniques (meilleure prise alimentaire et valorisation)
La compatibilité avec différents systèmes d’élevage (bovins, porcins, volailles) en fait une solution polyvalente adaptée à la majorité des exploitations.
IV Les injecteurs Duport : spécifications techniques et performances
L’épandage représente une phase critique où jusqu’à 70% de l’azote ammoniacal peut être perdu par volatilisation lors d’un épandage conventionnel de surface.
Les injecteurs Duport constituent une réponse technique à cette problématique en permettant l’application directe du lisier dans le sol.
La gamme Duport propose plusieurs modèles adaptés aux différentes configurations d’exploitation :
- All Track Farmer : Modèle léger et maniable pour les exploitations moyennes, avec des largeurs de travail de 4,4 à 8 mètres. Idéal pour les parcelles de taille moyenne et les terrains variés.
- All Track HD Profi : Version robuste conçue pour les grandes exploitations et les entrepreneurs, offrant des largeurs de travail impressionnantes de 5,8 à 12,3 mètres. Sa conception renforcée lui permet de supporter des charges importantes tout en maintenant une précision d’application optimale.
- All Track Twin : Équipé de disques en V facilitant la pénétration dans le sol, ce modèle réduit significativement la force de traction nécessaire (-30% par rapport aux systèmes conventionnels) tout en minimisant les dommages aux cultures. Particulièrement adapté aux terrains difficiles.
- Schleppschuh : Utilisant des patins traînés, ce modèle est spécialement conçu pour les sols tourbeux et argileux sensibles. Il assure une distribution précise du lisier sans perturber la structure du sol, idéal pour les prairies et les cultures en place.
Pour maximiser l’efficacité des injecteurs Duport, plusieurs paramètres doivent être optimisés :
- Profondeur d’injection : généralement entre 5 et 15 cm selon le type de sol et de culture
- Vitesse d’avancement : 6 à 12 km/h selon les conditions
- Pression hydraulique : ajustement automatique en fonction de la résistance du sol
- Débit d’application : précisément contrôlable entre 15 et 60 m³/ha
Les mesures réalisées en conditions réelles montrent des résultats significatifs :
- Réduction des pertes d’azote par volatilisation de 70 à 90% par rapport à l’épandage de surface
- Diminution du lessivage de l’azote de 30 à 50%, réduisant considérablement la teneur en nitrates des eaux de drainage
- Amélioration de l’efficacité agronomique de l’azote de 20 à 30%
- Réduction des odeurs de plus de 80%, élargissant les fenêtres d’intervention à proximité des zones habitées
L’utilisation des injecteurs permet également d’élargir les périodes d’épandage, un avantage considérable pour les exploitants devant gérer des volumes importants d’effluents avec des fenêtres d’intervention souvent réduites par les conditions climatiques.
V Protocole d’optimisation combinée
La combinaison de la solution Akra WD et de l’injection Duport représente une approche systémique maximisant les bénéfices techniques et environnementaux.
Cette synergie permet d’intervenir à chaque étape critique de la gestion des effluents.
Le protocole optimal combine :
- Application initiale d’Akra WD dans les fosses de stockage selon les dosages recommandés
- Période de fermentation de 1 à 3 semaines selon la température extérieure
- Brassage réduit avant épandage (généralement 50% du temps habituellement nécessaire)
- Ajout d’une dose complémentaire d’Akra WD (0,2 à 0,5 litre par m³) lors du chargement de la tonne à lisier
- Épandage par injection avec les outils Duport réglés selon les caractéristiques du lisier traité
Cette approche intégrée permet d’optimiser les caractéristiques physico-chimiques du lisier avant son application, puis de maximiser son efficacité agronomique grâce à l’injection précise.
Le suivi régulier des caractéristiques du lisier (pH, teneur en matière sèche, azote ammoniacal) permet d’ajuster finement les protocoles et d’optimiser les résultats.
L’investissement dans ces solutions techniques doit être analysé sous l’angle du retour sur investissement global.
Le coût d’implémentation est rapidement amorti par plusieurs facteurs :
- Économies sur les engrais azotés minéraux
- Réduction des coûts de brassage
- Valorisation agronomique supérieure : augmentation des rendements
- Conformité réglementaire évitant d’éventuelles sanctions
Conclusion
L’optimisation de la gestion des effluents d’élevage représente un enjeu majeur pour les exploitations agricoles modernes.
La combinaison de la solution Akra WD et des techniques d’injection Duport offre une solution technique complète, permettant de réduire significativement les émissions d’ammoniac tout en améliorant la valeur agronomique des effluents.
Cette approche intégrée répond aux exigences réglementaires croissantes tout en générant des bénéfices économiques tangibles pour les exploitants. Elle s’inscrit dans une démarche d’agriculture durable, conciliant performance économique et respect de l’environnement.
Pour un accompagnement personnalisé dans l’optimisation de votre système de gestion des effluents, n’hésitez pas à nous contacter, nous pourrons vous proposer une solution adaptée aux spécificités de votre exploitation.
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