Comment gérer le problème du souchet ? 

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souchet

Dans certaines régions de France, particulièrement dans les Landes, le souchet s’est révélé être un fléau croissant pour les exploitations agricoles, affectant tant les pratiques en agriculture biologique que conventionnelle. 

Cette expansion alarmante du souchet a engendré des conséquences désastreuses sur les rendements agricoles et représente un défi majeur pour les professionnels du secteur. 

Dans cet article, nous allons vous présenter des solutions efficaces pour prévenir et combattre la dissémination du souchet et nous vous partagerons des stratégies concrètes permettant de réduire son impact néfaste sur les exploitations.

1/ Compréhension du problème

Le souchet est une plante caractérisée par sa capacité à se propager rapidement grâce à ses tubercules et rhizomes. Cette structure souterraine lui permet de coloniser rapidement les sols agricoles, ce qui en fait un envahisseur redoutable pour les cultures.

L’infestation du souchet en France trouve son origine dans son introduction via la Hollande, notamment à travers la propagation involontaire via de la semence de tulipes mal triée . Ce processus a contribué à sa dissémination à grande échelle sur le territoire français, posant ainsi un défi majeur pour les agriculteurs.

Il prospère principalement dans des conditions de sols légers sablonneux ou limoneux, et son développement est favorisé par l’irrigation. Ces conditions idéales permettent au souchet de s’établir rapidement et de proliférer, mettant ainsi en péril les cultures agricoles et compromettant les rendements. On vient de découvrir récemment des parcelles d’argiles contaminées par le souchet.

2/ Prévention de la dissémination passive du souchet

Pour contrer la propagation accidentelle du souchet, il est impératif de mettre en place des mesures préventives rigoureuses. Cela inclut notamment la prévention de la contamination par les machines agricoles, en veillant à nettoyer efficacement les équipements après leur utilisation sur des parcelles infestées avant de pénétrer dans une parcelle saine. 

De même, il est essentiel de surveiller et de contrôler étroitement les résidus de récolte pour éviter la dissémination du souchet d’une parcelle à une autre. Il est crucial de gérer avec précaution la terre contaminée, en évitant son transfert sur des parcelles saines.

La détection précoce des infestations de souchet revêt une importance capitale dans la lutte contre sa dissémination. En identifiant rapidement les signes de présence de souchet dans les cultures, les agriculteurs peuvent intervenir de manière proactive pour éradiquer la plante avant la formation de nouveaux tubercules. 

Cette vigilance précoce permet non seulement de limiter la propagation du souchet, mais aussi de réduire son impact sur les rendements agricoles en mettant en place des solutions d’éradication adaptées dès les premiers stades de l’infestation.

3/ Solutions pour l’éliminer et réduire son impact économique

Pour éliminer efficacement le souchet et minimiser son impact sur les exploitations agricoles, il est essentiel de recourir à des techniques d’assainissement des surfaces infestées. Cela implique notamment de déterrer les foyers de souchet et d’éliminer soigneusement la terre contaminée. 

En surveillant attentivement les zones traitées au fil des années suivantes, les agriculteurs peuvent prévenir toute résurgence de l’infestation et garantir un contrôle durable du souchet.

Une autre stratégie efficace pour réduire les conditions favorables au développement du souchet consiste à modifier la rotation des cultures. En privilégiant les céréales dans la rotation, il est possible de limiter les opportunités pour le souchet de proliférer, car ces cultures offrent des conditions moins propices à sa croissance. 

Cette approche contribue ainsi à réduire son impact économique sur les rendements agricoles.

Pour lutter de manière spécifique contre le souchet non comestible, nous proposons un protocole mécanique basé sur l’utilisation de solutions telles que Kvick Finn. Ce dispositif permet de remonter en surface les bulbes de souchet et de les faire sécher, réduisant ainsi leur viabilité et leur capacité de propagation. 

En travaillant avec le scalpeur à une profondeur de 20 cm et en utilisant des socs avec un angle d’attaque agressif, il est possible de contrôler efficacement la présence de souchet dans leurs cultures. 

Ce protocole a déjà démontré son efficacité dans des régions comme les Landes, où le séchage des bulbes prend en moyenne entre 14 et 17 jours, contribuant ainsi à réduire l’impact économique de cette plante envahissante.

Il est crucial de souligner une fois de plus l’importance vitale de mener une lutte active contre le souchet dans toutes les cultures et rotations agricoles. 

En adoptant des stratégies efficaces de prévention et d’éradication, les agriculteurs peuvent limiter l’impact économique dévastateur de cette plante envahissante sur leurs exploitations. 

La prise de mesures rapides et cohérentes est essentielle pour maintenir la santé des cultures et assurer la durabilité à long terme de l’activité agricole.

En adoptant une approche proactive et en restant attentifs aux signes d’infestation, il est possible de maintenir la productivité des exploitations agricoles tout en préservant la santé des écosystèmes.

Qui n’a pas senti ces odeurs caractéristiques aux abords d’une exploitation agricole ou dans les champs après un épandage ? 

Cette signature olfactive, souvent source de tensions avec le voisinage, révèle en réalité un problème plus profond : une mauvaise fermentation des déjections animales générant d’importantes émissions d’ammoniac. 

Au-delà de la nuisance olfactive, ces émissions contribuent significativement aux gaz à effet de serre agricoles.

Face au durcissement des réglementations environnementales européennes et à la pression croissante sur le secteur de l’élevage, optimiser la gestion des effluents d’élevage devient un enjeu stratégique pour les exploitants. 

Cet article présente deux solutions techniques complémentaires permettant de réduire considérablement les émissions d’ammoniac tout en améliorant la valeur agronomique des effluents : la solution Akra WD et les injecteurs de lisier Duport.

I Les enjeux techniques et réglementaires

L’agriculture représente environ 20% des émissions totales de gaz à effet de serre, dont la moitié provient directement des activités d’élevage. Dans ce contexte, les déjections animales constituent un point critique nécessitant une gestion optimisée. 

Ces dernières décennies, l’évolution des pratiques d’élevage a profondément modifié la nature des effluents à gérer. 

Les systèmes sur paille produisant du fumier ont progressivement laissé place aux étables à caillebotis générant principalement du lisier – un effluent liquide plus complexe à manipuler et potentiellement plus émissif.

Cette évolution s’accompagne d’un cadre réglementaire de plus en plus contraignant. 

Certains pays comme les Pays-Bas vont jusqu’à racheter des élevages pour les fermer, tandis que d’autres, comme le Danemark, envisagent des taxes sur le cheptel. 

En France, les plans de réduction des émissions d’ammoniac s’intensifient, avec des objectifs chiffrés à atteindre sous peine de sanctions.

D’un point de vue économique, la volatilisation de l’ammoniac représente une perte nette pour l’exploitation. 

Chaque kilogramme d’azote perdu dans l’atmosphère équivaut à un manque à gagner sur la fertilisation et nécessite des apports compensatoires coûteux. 

Selon les estimations, jusqu’à 30% de l’azote contenu dans les effluents peut être perdu par volatilisation lors des phases de stockage et d’épandage conventionnel.

II Optimisation de la gestion des effluents en bâtiment

La gestion des effluents commence dès le bâtiment d’élevage. Les pratiques diffèrent considérablement selon la nature des déjections. 

Le fumier, mélange de déjections solides et de litière, peut généralement être épandu directement après stockage. 

Le lisier, quant à lui, nécessite un brassage intensif préalable pour homogénéiser les phases liquides et solides – une opération chronophage et énergivore pouvant prendre plusieurs jours.

La composition du lisier influence directement son potentiel d’émission d’ammoniac. 

Un pH élevé, une forte concentration en azote ammoniacal et une température élevée favorisent la volatilisation. 

Les pratiques traditionnelles de gestion du lisier créent souvent des conditions propices à ces émissions, notamment lors du brassage qui libère massivement l’ammoniac dissous.

Plusieurs facteurs techniques influencent la volatilisation de l’ammoniac en bâtiment :

  • La conception des fosses et la durée de stockage
  • La température ambiante et la ventilation
  • Le pH du lisier
  • Le régime alimentaire des animaux

Pour les exploitants, la maîtrise de ces paramètres représente un défi technique quotidien impactant directement la qualité de l’air dans les bâtiments, la santé des animaux et la valeur agronomique finale des effluents.

 

III L’Akra WD : données techniques et résultats sur exploitation

L’Akra WD se présente comme une solution biologique innovante pour le traitement des effluents d’élevage. 

Ce produit agit en modifiant le processus de fermentation des déjections, favorisant la fixation de l’azote ammoniacal et limitant sa volatilisation.

L’efficacité de l’Akra WD dépend d’un dosage adapté au type d’effluent :

  • Pour le lisier porcin ou bovin : 20 litres d’Akra WD pour 40-50 m³
  • Pour le lisier de volaille : 20 litres d’Akra WD pour 15 m³
  • Pour le fumier solide : 1 litre d’Akra WD dilué dans 3 litres d’eau pour 100 m² de surface, à pulvériser tous les 2 jours
  • Pour le lisier liquide : 20 litres d’Akra WD pour 100 m³, à mélanger au minimum 2 jours avant l’épandage

 

Les essais en conditions réelles démontrent plusieurs avantages quantifiables :

  • Réduction des émissions d’ammoniac de 40 à 60%, mesurable par la diminution des odeurs et l’amélioration de la qualité de l’air
  • Liquéfaction du lisier avec dissolution significative de la croûte flottante
  • Réduction du temps de brassage de 60 à 70%, permettant des économies substantielles en carburant et en temps de travail
  • Homogénéisation optimisée facilitant le pompage et l’épandage

 

Un aspect particulièrement intéressant pour les exploitants est l’amélioration de la qualité de l’air dans les bâtiments d’élevage. 

La réduction des émanations d’ammoniac diminue les problèmes respiratoires chez les animaux et améliore les conditions de travail des éleveurs.

L’investissement dans l’Akra WD est rapidement rentabilisé par plusieurs facteurs :

  • Économies sur les engrais azotés minéraux grâce à une meilleure valorisation de l’azote organique
  • Réduction des coûts énergétiques liés au brassage
  • Diminution des interventions vétérinaires liées aux problèmes respiratoires
  • Amélioration des performances zootechniques (meilleure prise alimentaire et valorisation)

 

La compatibilité avec différents systèmes d’élevage (bovins, porcins, volailles) en fait une solution polyvalente adaptée à la majorité des exploitations.

IV Les injecteurs Duport : spécifications techniques et performances

L’épandage représente une phase critique où jusqu’à 70% de l’azote ammoniacal peut être perdu par volatilisation lors d’un épandage conventionnel de surface. 

Les injecteurs Duport constituent une réponse technique à cette problématique en permettant l’application directe du lisier dans le sol.

La gamme Duport propose plusieurs modèles adaptés aux différentes configurations d’exploitation :

  • All Track Farmer : Modèle léger et maniable pour les exploitations moyennes, avec des largeurs de travail de 4,4 à 8 mètres. Idéal pour les parcelles de taille moyenne et les terrains variés.
  • All Track HD Profi : Version robuste conçue pour les grandes exploitations et les entrepreneurs, offrant des largeurs de travail impressionnantes de 5,8 à 12,3 mètres. Sa conception renforcée lui permet de supporter des charges importantes tout en maintenant une précision d’application optimale.
  • All Track Twin : Équipé de disques en V facilitant la pénétration dans le sol, ce modèle réduit significativement la force de traction nécessaire (-30% par rapport aux systèmes conventionnels) tout en minimisant les dommages aux cultures. Particulièrement adapté aux terrains difficiles.
  • Schleppschuh : Utilisant des patins traînés, ce modèle est spécialement conçu pour les sols tourbeux et argileux sensibles. Il assure une distribution précise du lisier sans perturber la structure du sol, idéal pour les prairies et les cultures en place.

Pour maximiser l’efficacité des injecteurs Duport, plusieurs paramètres doivent être optimisés :

  • Profondeur d’injection : généralement entre 5 et 15 cm selon le type de sol et de culture
  • Vitesse d’avancement : 6 à 12 km/h selon les conditions
  • Pression hydraulique : ajustement automatique en fonction de la résistance du sol
  • Débit d’application : précisément contrôlable entre 15 et 60 m³/ha

 

Les mesures réalisées en conditions réelles montrent des résultats significatifs :

  • Réduction des pertes d’azote par volatilisation de 70 à 90% par rapport à l’épandage de surface
  • Diminution du lessivage de l’azote de 30 à 50%, réduisant considérablement la teneur en nitrates des eaux de drainage
  • Amélioration de l’efficacité agronomique de l’azote de 20 à 30%
  • Réduction des odeurs de plus de 80%, élargissant les fenêtres d’intervention à proximité des zones habitées

 

L’utilisation des injecteurs permet également d’élargir les périodes d’épandage, un avantage considérable pour les exploitants devant gérer des volumes importants d’effluents avec des fenêtres d’intervention souvent réduites par les conditions climatiques.

V Protocole d’optimisation combinée

La combinaison de la solution Akra WD et de l’injection Duport représente une approche systémique maximisant les bénéfices techniques et environnementaux. 

Cette synergie permet d’intervenir à chaque étape critique de la gestion des effluents.

Le protocole optimal combine :

  1. Application initiale d’Akra WD dans les fosses de stockage selon les dosages recommandés
  2. Période de fermentation de 1 à 3 semaines selon la température extérieure
  3. Brassage réduit avant épandage (généralement 50% du temps habituellement nécessaire)
  4. Ajout d’une dose complémentaire d’Akra WD (0,2 à 0,5 litre par m³) lors du chargement de la tonne à lisier
  5. Épandage par injection avec les outils Duport réglés selon les caractéristiques du lisier traité

 

Cette approche intégrée permet d’optimiser les caractéristiques physico-chimiques du lisier avant son application, puis de maximiser son efficacité agronomique grâce à l’injection précise.

Le suivi régulier des caractéristiques du lisier (pH, teneur en matière sèche, azote ammoniacal) permet d’ajuster finement les protocoles et d’optimiser les résultats.

L’investissement dans ces solutions techniques doit être analysé sous l’angle du retour sur investissement global. 

Le coût d’implémentation est rapidement amorti par plusieurs facteurs :

  • Économies sur les engrais azotés minéraux
  • Réduction des coûts de brassage
  • Valorisation agronomique supérieure : augmentation des rendements
  • Conformité réglementaire évitant d’éventuelles sanctions

 

Conclusion

L’optimisation de la gestion des effluents d’élevage représente un enjeu majeur pour les exploitations agricoles modernes. 

La combinaison de la solution  Akra WD et des techniques d’injection Duport offre une solution technique complète, permettant de réduire significativement les émissions d’ammoniac tout en améliorant la valeur agronomique des effluents.

Cette approche intégrée répond aux exigences réglementaires croissantes tout en générant des bénéfices économiques tangibles pour les exploitants. Elle s’inscrit dans une démarche d’agriculture durable, conciliant performance économique et respect de l’environnement.

Pour un accompagnement personnalisé dans l’optimisation de votre système de gestion des effluents, n’hésitez pas à nous contacter, nous pourrons vous proposer une solution adaptée aux spécificités de votre exploitation.

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