Azote perdu, argent perdu
Vous venez d’épandre et il n’a pas plu, ou bien une grosse averse est tombée dans la foulée. Dans les deux cas, une partie de l’azote que vous venez de passer est déjà repartie, dans l’air ou dans la nappe. Vous l’avez payée, et la plante ne la verra jamais.
Reste à savoir combien cela représente chez vous. Entrez vos chiffres, vous aurez la réponse en quelques secondes.
Vos chiffres
Votre conduite
Ce que cela représente chez vous
Ce que vous payez
…
votre facture azote sur cette surface, chaque année
Ce qui ne rejoint jamais la plante
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par an
Lecture : sur 100 € d’azote acheté, une part s’évapore avant d’avoir nourri quoi que ce soit.
Ordre de grandeur, pas un diagnosticCe que vous pourriez récupérer
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par an
En déposant l’azote directement dans le sol plutôt qu’en surface, les pertes tombent autour de 3 %.
L’injection fait aussi passer la part d’azote réellement absorbée d’environ 60 à 70 % à 95 %. C’est ce qui permet, ensuite, de baisser la dose d’environ 30 %, et jusqu’à 50 % sur maïs.
D’où viennent ces chiffres
Tout ce qui est affiché ici vient de références publiées, et le calcul est calé du côté prudent plutôt que de l’inverse.
- Les facteurs d’émission de l’UNIFA situent l’ammonitrate autour de 1,9 %, la solution azotée autour de 8 % et l’urée jusqu’à 13,1 %. Ce sont des valeurs de référence, établies sur des conditions moyennes.
- Les mesures au champ vont plus loin : une étude britannique du DEFRA, menée sur trente sites, situe la moyenne à 22 % avec de l’urée. L’écart avec l’UNIFA tient à la méthode et non à une contradiction, puisque l’une mesure des conditions réelles quand l’autre pose une référence.
- Le taux proposé part donc de la valeur UNIFA pour l’ammonitrate et la solution azotée. Pour l’urée, il part d’une valeur intermédiaire entre les deux références, de sorte que des conditions chaudes et sèches rejoignent la mesure du DEFRA sans jamais la dépasser. Vos conditions habituelles modulent ensuite ce taux, et le résultat s’affiche en fourchette plutôt qu’en valeur unique.
- Avec l’injection directe dans le sol, les pertes tombent autour de 3 %. L’efficience suit : environ 60 à 70 % de l’azote valorisé en épandage classique, contre 95 % avec l’injection selon les essais menés aux Pays-Bas. C’est cet écart qui permet de baisser la dose d’environ 30 %, et jusqu’à 50 % sur maïs, dans le système CULTAN développé par Duport.
Ces valeurs restent des moyennes, et seule la volatilisation est comptée ici : ce qui file avec l’eau vient en plus. Votre sol, votre matériel et vos dates d’épandage déplacent le résultat, dans un sens comme dans l’autre.
Ce chiffre mérite d’être affiné sur vos parcelles
Une moyenne nationale ne paie pas vos factures, et ce résultat en reste une. Dites-nous où vous en êtes : on reprend le calcul avec vos chiffres réels, et on regarde ensemble les leviers adaptés à votre conduite. Sans engagement.
Contactez-nousPour aller plus loin : Comment réduire les pertes d’azote · Réduire l’apport d’azote de moitié
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